Felice Varini, né en 1952 à Locarno en Suisse et résidant désormais à Paris, est loin d’être un artiste comme les autres. En effet, ces oeuvres ne peuvent ni être admirées au musée ni accrochées sur un mur car elles font littéralement partie de l’environnement où elles se trouvent. Issue d’une réelle créativité artistique, chacune des oeuvres de Varini ne peut laisser le spectateur indifférent. L’ampleur de celles-ci, fougueusement déployées dans l’environnement, ne peut qu’émerveiller sans avertissement, prendre par surprise et l’ouvrir à ce qu’est réellement la créativité.

Artiste de la perspective, du point de vue, Felice écrit ceci de sa démarche :

L’espace architectural, et tout ce qui le constitue, est mon terrain d’action. Ces espaces sont et demeurent les supports premiers de ma peinture. J’interviens in situ dans un lieu chaque fois différent et mon travail évolue en relation aux espaces que je suis amené à rencontrer.

En général je parcours le lieu en relevant son architecture, ses matériaux, son histoire et sa fonction. A partir de ses différentes données spatiales je défini un point de vue autour duquel mon intervention prend forme.

J’appelle point de vue un point de l’espace que je choisis avec précision : il est généralement situé à hauteur de mes yeux et localisé de préférence sur un passage obligé, par exemple une ouverture entre une pièce et une autre, un palier… Je n’en fais cependant pas une règle car tous les espaces n’ont pas systématiquement un parcours évident. Le choix est souvent arbitraire.

Le point de vue va fonctionner comme un point de lecture, c’est à dire comme un point de départ possible à l’approche de la peinture et de l’espace. La forme peinte est cohérente quand le spectateur se trouve au point de vue. Lorsque celui-ci sort du point de vue, le travail rencontre l’espace qui engendre une infinité de points de vue sur la forme. Ce n’est donc pas à travers ce point de vue premier que je vois le travail effectué ; celui-ci se tient dans l’ensemble des points de vues que le spectateur peut avoir sur lui.

Si j’établis un rapport particulier avec des caractéristiques architecturales qui influent sur la forme de l’installation mon travail garde toutefois son indépendance quelles que soient les architectures que je rencontre.

Je pars d’une situation réelle pour construire ma peinture. Cette réalité n’est jamais altérée, effacée ou modifiée, elle m’intéresse et elle m’attire dans toute sa complexité. Ma pratique est de travailler « ici et maintenant ».

Voici quelques-unes de ses oeuvres, librement recopiées ici dans le simple but de donner un aperçu de ses travaux :

(Cliquer les images pour les agrandir)


Selon le point de vue adéquat :

Hors point de vue :

   


Selon le point de vue adéquat :

Hors point de vue :

   

 


Selon le point de vue adéquat :

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Selon le point de vue adéquat :

Hors point de vue :

   

 


Voici, en dernier lieu, une oeuvre qui représente pleinement la matière première avec laquelle Felice Varini travaille : la perspective. Bien que cela soit évident à travers chacune de ses oeuvres, celle-ci démontre à quel point l’espace lui est malléable.

Selon le point de vue adéquat :

Hors point de vue :

Toutes ses oeuvres sont disponibles sur son site Web à l’adresse suivante :http://www.varini.org/

Elles sont d’ailleurs un excellent rappel que « tout est en fonction du point de vue de l’observateur » tel que l’énonce un des postulats de la mécanique quantique 🙂

 

– Webmestre Zone-7