À première vue, la vie, de façon générale, semble composée d’une infinité de variations plus farfelues les unes que les autres. La diversité de la flore et de la faune terrestre et aquatique nous laisse en émerveillement devant l’artiste chevronnée qu’est Dame Nature. Des millions d’espèces, des milliards de couleurs, des centaines de tactiques de survie et de reproduction les plus inventives les unes que les autres. Mais cette diversité apparente n’est en réalité qu’illusion. Ce ne sont que des variations sur un nombre de thèmes très restreint.

Selon l’architecte Peter S.Stevens, auteur du livre Les formes dans la nature aux éditions du Seuil :

Parmi les formes visibles, la nature a ses préférées, dont les spirales, les méandres, les ramifications et les raccords à 120 degrés. Ces structures se répètent sans cesse. La nature se comporte comme un metteur en scène qui utilise les mêmes acteurs chaque soir dans des costumes différents pour des rôles différents. Chaque acteur a un répertoire limité : les pentagones font la plupart des fleurs mais pas les cristaux, les hexagones ont la charge des structures répétitives à deux dimensions mais ne remplissent jamais l’espace à trois dimensions. Au contraire, la spirale est la versatilité même, intervenant dans la réplication du plus petit virus aussi bien que dans la répartition de la matière au sein de la plus vaste galaxie.

Un regard dans les coulisses révèle que la nature n’est pas libre dans le choix des rôles. Ses productions sont des opérations à bon marché, entravées par les contraintes de l’espace à trois dimensions et par un souci incroyable de frugalité. L’espace permet à la nature de produire cinq polyèdres réguliers, pas plus; sept systèmes cristallins sont utilisables, jamais un huitième. La dimension absolue empêche à tout jamais le lion de voler et le rouge-gorge de rugir. Chaque acte, dans ses moindres détails, est régi par des règles impératives.

Il est intéressant d’observer que « serpents, rivières et boucles de ficelle ondulent de la même façon, que les craquelures de la boue et les dessins d’une girafe se disposent comme le font les bulles de l’écume. »

De la réelle « vie » à travers des règles à respecter?

 

Le jeu de la vie

Élaboré en 1970 par John Horton Conway, le « Jeu de la vie » est probablement le plus connu des automates cellulaires à l’heure actuelle. Le principe en est très simple : sur une grille quadrillée, un carré plein (noir) est considéré comme « vivant » et un carré vide (blanc) comme n’ayant aucune vie. On identifie (aléatoirement ou de façon calculée) quels carrés seront noirs au temps zéro et l’on définit les règles du « jeu » de la façon suivante : tous les carrés ont 8 voisins immédiats et on détermine quelles seront leurs conditions de survie, de mort ou de naissance selon le nombre de voisins « en vie » (noirs) autour de chacun d’eux. Par exemple, on décide arbitrairement que, si un carré a 2, 5 ou 7 voisins en vie, il mourra au prochain cycle (temps horloge), donc s’il a 1, 3, 4, 6 ou 8 voisin(s) il survivra. On détermine aussi l’apparition de la « vie » (naissance) dans un carré vide de la même façon, par exemple : si un carré vide a 3, 5 ou 6 voisins non vides (vivants), il deviendra vivant (naîtra) au prochain tour. Une fois que les règles ainsi que les carrés vivants initiaux sont établis, le facteur temporel (l’horloge) est mis en marche.

Nous nous entendons pour dire que cette mise en scène est purement mécanique : il n’y a rien d’autre que des règles arbitraires, une pure logique mathématique. Et, pourtant, cette simple mécanique donne des résultats pour le moins surprenants. Portées visuellement à l’écran à l’aide d’un logiciel, les successions de carrés noirs et blancs nous offrent un spectacle très étonnant. En effet, certains amalgames semblent réellement prendre vie! Le caractère organique de cette animation/simulation est sans équivoque.

Voici, en regardant de plus près, quelques exemples de formations « vivantes » :

Les oscillateurs sont des structures dont la forme générale se modifie de façon cyclique (un nombre de fois bien déterminé) avant de reprendre leur forme initiale. Celles-ci ne sont pas sans nous rappeler la succession rythmique des battements du coeur, de la respiration, etc.

Les vaisseaux ou navires (planeurs, glisseurs, etc.) sont des formations qui se transforment au fil des générations et retrouvent toujours leur forme d’origine (comme les oscillateurs) mais auront, chemin faisant, subi une translation, un certain déplacement. À vrai dire, ils se meuvent littéralement.

Les canons (ou lanceurs) sont des formations plus complexes qui, attention, produisent des vaisseaux! Des structures qui se déplacent et donnent naissance à des formations « vivantes » d’un ordre inférieur. On se rapproche dangereusement d’un comportement organique.

Il existe bien entendu un nombre infini de ces configurations « vivantes » d’automates ainsi créés, les règles pouvant être modifiées et la grille pouvant être triangulaire, hexagonale ou autre. Mais je laisse au lecteur le soin d’explorer plus en profondeur ce fascinant monde des automates cellulaires. Une simple recherche vous mènera vers des centaines de sites web consacrés aux automates cellulaires et plus particulièrement au « Jeu de la vie » (Game of life) de Conway. Il existe aussi nombre de logiciels gratuits permettant d’expérimenter le concept. Voici d’ailleurs un site qui propose un applet java rudimentaire mais qui permet tout de même d’avoir un premier aperçu du concept : http://membres.lycos.fr/dlegland/life/life.htm

Tout ceci n’est bien entendu qu’une simulation basée sur des règles très arbitraires qui ne sont pas directement tirées de la réalité, mais la similarité conceptuelle en vaut le détour. La vie réelle, organique, est-elle soumise à des lois précises qui s’apparenteraient au « Jeu de la vie » ? La réponse semble fortement affirmative. Nous pourrions penser à la gravité, à la nécessité de l’eau et du soleil, de l’atmosphère, etc. Mais il existe aussi des mécanismes de disposition dans l’espace auxquels la nature semble se soumettre.

 

La loi de sept

Les enseignements de la Tradition nous apprennent que tout va par sept, que tout fonctionne par octaves, que l’Univers, que la création toute entière est basée sur cette structure. On appelle ce concept la Loi de sept ou la Loi de l’octave. Boris Mouravieff en parle en ces mots :

Nous avons dit que tout phénomène existant, existe dans le Temps, et que par conséquent il est mouvement. Et tout mouvement, fonction du Temps, se trouve placé comme celui-ci sous l’empire de la Loi de Sept, autrement dit Loi d’Octave. […] La Loi de Sept est donc une loi générale qui régit toutes les catégories de mouvements, conscients ou mécaniques, qui se produisent dans l’Univers créé. C’est dire que tout mouvement ou création se développe selon une gamme. [1]

Bien entendu, sept a toujours reçu une attention particulière de notre part : les sept merveilles du monde, le sept chanceux, les sept jours de la semaine, les sept plaies d’Égypte, les sept péchés capitaux, les sept jours de la Création, les sept trompettes de l’Apocalypse, sept années de malheur, être au septième ciel, etc. Mais en termes plus terre-à-terre, nous pouvons parler des sept couleurs de l’arc-en-ciel et des sept notes de la gamme musicale. Mais tout ceci n’est que subjectif, pour l’instant. Par exemple, les civilisations asiatiques ne voient que cinq couleurs dans l’arc-en-ciel et leur gamme musicale ne comporte que cinq notes. A première vue, ceci peut sembler très arbitraire mais voici un fait indéniable et fort en conséquences : tous les atomes, tous les éléments du tableau périodique ne possèdent que sept couches d’orbitales pour les électrons, c’est-à-dire sept niveaux énergétiques. D’ailleurs, nous distinguons dans l’atmosphère terrestre sept couches distinctes soit la troposphère, la stratosphère,  la mésosphère, la thermosphère, l’exosphère, l’ionosphère ainsi que la magnétosphère.

Ceci peut paraître simpliste à première vue mais ça implique que tout ce qui façonne le monde physique autour de nous est régi par sept niveaux énergétiques bien distincts. Pas un de plus, pas un de moins (ceci n’est pas sans rappeler les sept chakras). C’est donc dire que toute « matière », tout ce qui est tangible et visible à nos sens (et probablement ce qui ne l’est pas aussi) est modelé, façonné selon sept niveaux, selon sept modes d’organisation énergétique particuliers. D’ailleurs, il n’existe que sept systèmes cristallins, pas un de plus, pas un de moins. Donc bel et bien sept couleurs dans l’arc-en-ciel, sept notes de musique, sept structures pour les cristaux, etc.

Bien entendu, cette contrainte se reflète aussi dans notre psyché. Il est dit que notre mémoire fonctionne par tranche de sept informations. En 1956, George Miller écrit un article  » le nombre magique 7 plus ou moins 2 « , montrant les limites de notre capacité à traiter les informations, sept objets étant généralement la limite pour le traitement et la mémorisation. Par exemple, on demande à répéter des séquences de quatre, puis cinq, six, sept…chiffres et on note le taux d’erreurs. La plus grande séquence sans erreur est appelée l’amplitude numérique de mémorisation et elle est de sept pour la majorité des individus.

Nous nous retrouvons donc en présence d’un autre élément architectural d’importance.

 

Le ratio d’or

Examinons brièvement un autre mécanisme/contrainte bien connu sous le nom de ratio d’or (ou règle d’or ou nombre d’or). Cette fascinante proportion (dont la valeur approximative est 1.618) se retrouve partout dans les « créations » de la nature. De la simple coquille du nautile, dont les proportions de la spirale respecte la constante Phi (lettre grecque associée au nombre d’or),

en passant par les plantes, les fleurs et les fruits et légumes à travers lesquels nous retrouvons toujours ce même ratio, cette même proportion.

Ce ratio (Phi) est habituellement exprimé en calculant le ratio des spirales « tournant » à droite et à gauche, dans les exemples ci-haut, on obtient 3/2 (3 spirales vers la gauche et 2 spirales vers la droite) = 1.5, 16/10 = 1.6 et 13/8 = 1.625. Plus les nombres sont grands, plus on se rapproche des décimales exactes de Phi. Pour les plantes, on calcule l’ordre dans lequel sont implantés les feuilles ou les rameaux sur la tige (cette pratique/science se nomme la phyllotaxie).

On y retrouve toujours ce même ratio tendant vers Phi : 2/1, 3/2, 5/3, 8/5, 13/8, etc. Encore une fois, plus les nombres sont élevés, plus on se rapproche de la valeur exacte de Phi.

Prenons un autre exemple : la foudre. Les ratios de longueurs des différentes sections d’un éclair respectent encore une fois la règle d’or.

Une autre occurrence de cette loi, de ce mécanisme, est apparente dans l’architecture du corps humain. De la tête aux pieds, littéralement, cette proportion est conservée.

Et les animaux?

Sortez vos règles, mesurez, vous la retrouverez partout!

 

Le champ magnétique

Un autre exemple frappant de cette similitude dans les formes, donc de certaines lois sous-jacentes, est cette particulière géométrie que forme le champ magnétique en périphérie d’un objet. Nous connaissons tous la forme générale de celui-ci telle que représentée par la limaille de fer près d’un aimant en forme de barre :

Le champ magnétique de la Terre revêt, bien entendu, la même forme :

Ce qui est particulier, et que nous ne remarquons pas nécessairement, c’est que nombre de formations organiques (les fruits et les légumes entre autres) épousent cette même structure :

Même la structure générale des arbres nous ramène à cette forme :

Donc, en regardant de plus près les « créations » de la nature, il devient évident qu’il y a dans celles-ci possiblement plus de contraintes et de lois à respecter que de créativité pure. Ne faisant que se conformer à certaines règles et obligations architecturales, la nature prend un caractère beaucoup plus répétitif, beaucoup plus mécanique qu’à première vue.

 

L’organisation répétitive des participants à la « vie »

Les atomes forment une molécule en se regroupant et en s’organisant, formant entre eux des liens atomiques d’une façon conforme à leur nature et à la nature de la réalité dans laquelle ils existent. Chaque atome a une fonction particulière et l’ensemble des fonctions de chacun de ceux-ci permet la création d’une molécule.

Même procédé, plus grande échelle :

Les molécules forment une cellule vivante en se regroupant et en s’organisant, formant entre eux des liens moléculaires d’une façon conforme à leur nature et à la nature de la réalité dans laquelle ils existent. Chaque molécule a une fonction particulière et l’ensemble des fonctions de chacune de celles-ci permet la création d’une cellule.

Même procédé, plus grande échelle :

Les cellules forment un organe en se regroupant et s’organisant, formant entre elles des liens microscopiques d’une façon conforme à leur nature et à la nature de la réalité dans laquelle elles existent. Chaque cellule a une fonction particulière et l’ensemble des fonctions de chacune de celles-ci permet la création d’un organe.

Même procédé, plus grande échelle :

Maintenant, cet organe a lui aussi une fonction mais à lui seul ne peut constituer un être dans sa totalité (tel que nous le concevons ordinairement). D’autres organes, aux fonctions différentes, sont nécessaires. Plusieurs organes, à fonctions diverses formant un être complet, se regroupent et s’organisent, créant entres eux des liens conformes à la réalité dans laquelle ils existent. Une fois tous les organes bien agencés, l’être est.

Fin de l’histoire? Fin de la répétition? Bien sûr que non!

De la même façon que les éléments microscopiques s’unissent en unités de plus en plus complexes afin de former les organes d’un être, les êtres eux-mêmes se regroupent entre eux afin de former des « organes » que l’on nomme familles, bandes, tribus, villages, villes, pays, ou encore forêts, troupeaux, marais, océans, etc.

Nous pouvons donc nous rendre compte, par observation, à la fois visuelle et conceptuelle, de la similitude marquante de ce processus. Nous pouvons d’ailleurs le remarquer dans notre langage lorsque nous parlons du « coeur » d’une ville ou de ses « artères » principales. Une ville peut d’ailleurs être considérée comme un système organique avec ses intrants (aliments, énergie, eau, matériaux, etc.) et ses extrants (déchets solides, eaux usées, particules, etc.) fonctionnant exactement de la même façon qu’un organe vivant le fait. D’ailleurs, toujours dans notre langage, tout regroupement d’êtres vivants qui se spécialisent (exactement comme les cellules, qui se spécialisent, deviennent coeur, foie, poumons, etc.) se fait communément attribuer l’étiquette d’organe :  on parle de l’organe militaire de l’État,   » … l’Organisation considère qu’il incombe au Conseil de sécurité, en tant qu’organe ayant imposé des sanctions à … », on dit un organisme sans but lucratif, etc. Nous utilisons aussi l’attribut de « cellule » en parlant d’une « cellule terroriste ». Tout ceci se répète, d’échelle de grandeur en échelle de grandeur, de façon extrêmement mécanique. Tenons-nous-le pour dit, jusqu’ici il n’y a rien de « créatif » dans ce processus, tout est issu d’une mécanique rigoureuse et répétitive.

Lorsque nous prenons le temps d’observer la ville la nuit, du haut d’un gratte-ciel ou d’une montagne, nous remarquons que les voitures sont comme les globules dans le sang de nos veines, d’un côté les phares rouges, de l’autre les blancs. Nous y apercevons la danse de ces voitures qui avancent un instant pour s’arrêter un autre instant, au gré des feux de circulation, comme au rythme des battements d’un coeur, et nous y découvrons l’analogie de l’organe dans toute sa mécanique.

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Nous sommes loin d’être ce que l’on nous a dit que nous sommes! Que ce soit des êtres à l’image de Dieu, ou tout simplement le summum de l’évolution, à mon humble avis, c’est un leurre, un mensonge, une propagande… C’est pure flatterie pour l’ego au même titre que de penser que la terre est au centre de l’Univers ou que nous sommes « seuls » dans cet Univers… Objectivement, nous ne sommes, tout un chacun, qu’une cellule dans l’organe qu’est la vie organique sur Terre. Nous sommes des automates, constitués d’automates cellulaires, constitués d’automates atomiques. Et nous « automatons » nous aussi des « organes », des villes dont chaque quartier a sa fonction avec des veines, des artères pour relier les villes entres elles. La vie humaine produit à grande échelle ce qu’elle est à plus petite échelle. La maxime hermétique « tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut » se pointe encore le bout du nez ici.

Et pour démontrer/prouver le caractère mécanique de l’être humain, il s’agit d’observer ce que nous « créons » : des machines, des machines et des machines! Que ce soit une automobile, un grille-pain ou un robot pour l’exploration spatiale, ce n’est que de la mécanique, créée mécaniquement par une autre mécanique! L’exemple le plus frappant est que nous avons maintenant asservis l’électron et nous lui avons donné une vie qui, je pense, ressemble énormément à celle que nous avons.

La similarité d’une ville vue de haut et d’un circuit électronique est fascinante. On y retrouve les gratte-ciel, les rues, les espaces verts, etc. J’y vois à petite échelle le quotidien des hommes. Des milliards d’électrons à la course, jour et nuit entre leur lieu de travail, quelque part dans un condensateur ou une résistance, à leur résidence sur un disque dur, passant prendre le petit au transistor de garde avant de se divertir en se jetant de plein fouet à l’endos d’un écran cathodique pour devenir photon, le temps que mon oeil fasse s’effondrer la fonction d’onde ainsi créée et que je puisse lire ce que je tape!

Système de traitement de l’information, usine d’épuration ou foie?

Mémoire vive, bibliothèque du quartier ou ADN?

Bus frontal à 466Mhz, autoroute à 4 voies ou aorte?

Où est réellement la différence puisque les fonctions demeurent les mêmes?

Dans l’échelle de grandeur uniquement?

 

« Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas » – Hermes

L’échelle des grandeurs est probablement tout ce qui sépare une colonie humaine d’une colonie de fourmis, notre galaxie d’un tourbillon dans l’eau et les planètes d’un système solaire des particules d’un atome. La similarité conceptuelle entre ces deux derniers est époustouflante. L’atome est constitué, dit-on, de très peu de « matière » réelle. Environ 99% ne serait que du « vide ». C’est exactement la même proportion que l’on attribue généralement à l’Univers. Et que dire de petites particules en orbite autour d’un noyau? Des planètes en orbite autour d’un soleil?

La même forme, la même mécanique, les mêmes concepts, répétés d’ordre de grandeur en ordre de grandeur.

Et si chaque galaxie était une cellule d’un être vivant si immense, pour notre échelle de grandeur, que nous l’appellerions Dieu ? Et que chaque système solaire soit un atome de cette cellule ? Folle hypothèse ? Alors prouvez-moi qu’il n’y a aucun être vivant qui habite sur chacun des électrons d’une des cellules de mon corps!

Oui, cela est hypothèse. Mais ceci ne l’est pas :

Un nombre incalculable de bactéries, de germes et de petits « animalcules » vivent dans mon corps. Un nombre aussi incalculable que le nombre de galaxies existantes dans notre Univers. Et ces petits animaux, aussi minuscules soient-ils, sont des êtres vivants, la science est d’accord avec moi sur ce point. Ces animalcules ne font pas que vivre dans mon corps, ils le constituent! Quelle différence conceptuelle existe-t-il réellement entre une colonie de bactéries, qui s’installent paisiblement dans nos intestins, et une vigne qui envahit un édifice?

Quelle réelle différence conceptuelle existe-t-il entre des troupeaux de bactéries, qui vivent et paissent nonchalamment sur une épingle, et des troupeaux de moutons sur une montagne?

Entre des milliards de milliards de verres de terres se tortillant sur et sous la peau de notre planète et un nombre similaire de bactéries grouillant à la surface de notre peau corporelle… Je ne peux qu’en voir la similarité.

Comme dernier exemple visuel, je citerai le spermatozoïde et le têtard. Des milliards de milliards de fois plus petit/grand l’un que l’autre, comme tous les exemples plus haut, et pour peu, encore une fois, on parierait qu’ils ont été fait selon le même modèle.

Plus on y regarde de près, plus il peut nous sembler que l’Univers nous fait un pied de nez cosmique, une grimace dont la proportion dépasse notre entendement. Est-ce le cas? J’en doute. Mais le doute n’est que mon outil…

Véritablement, il ressort de tout ceci que certaines mécaniques sont à l’oeuvre, plusieurs types de gabarits sur lesquels tout l’Univers visible serait basé. Des « règles » selon lesquelles seules quelques variations, permutations ou combinaisons soient permises.

D’ailleurs, les mots de Borris Mouravieff trouvent encore leur place ici :

Toujours d’après l’enseignement traditionnel, […] La structure de la matière se présente […] comme analogue à celle de l’Univers observé « de l’intérieur » avec la rotation des systèmes d’astres. Nous avons déjà parlé de cela […] et nous avons dit que si nous étions à même – en nous réduisant aux proportions d’un être infinitésimal – d’observer notre corps de l’intérieur comme nous observons le corps de l’Univers,nous ne le percevrions pas différemment. Car la structure de l’Univers est strictement uniforme à tous les échelons, sous réserve de l’application du principe de Relativité. [2]

Bref, de mécanique en mécanique en passant par la mécanique, l’illusion d’une création où l’être humain est un quelconque summum évolutif est, encore une fois à mon humble avis, un leurre, un mensonge, une propagande. Nous avons à notre disposition tous les faits nécessaires pour nous prouver le contraire, pour découvrir l’indéniable caractère mécanique de ce que nous sommes en réalité et, de ce fait, avoir la chance de peut-être découvrir notre réel rôle dans l’Univers, la réelle raison de notre présence, de notre existence.

 

– Webmestre Zone-7

 


[1], [2] : Borris Mouravieff, Gnôsis – Études et Commentaires sur la Tradition Ésotérique de l’Orthodoxie Orientale, Édition du Vieux Colombier, 1961