20.08.2007 -- Libre choix
Q - Pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas pouvoir embrasser les deux voies ? Demeurer au centre... en équilibre... Pourquoi devoir choisir ?
R - Parce que sans le choix, qu'y aurait-il ? Hein ? Un monde statique ? Pas de monde ? Pas de temps ? Pas de mouvements ? Rien ?
Voici pourquoi ce doit être ainsi : Quelle est cette liberté à laquelle tu aspires tant si ce n'est la liberté de choisir ? De quelle autre façon pourrait-il y avoir une réelle liberté ?
Maintenant, à propos du fait de « devoir » choisir qui, paradoxalement, semble ne laisser aucun choix est, en réalité, un autre « niveau » de choix. Choisir de choisir ou de ne pas choisir. C'est une question de discernement. Une partie de ce discernement est de comprendre s'il y a réellement un choix ou non dans les options proposées. Tu es toujours libre de ne pas choisir, cela fait partie la structure même de la Création, mais il faut que tu te rendes compte que certains choix ont déjà été faits sans que tu en aies pleinement conscience. Cherche à l'intérieur.
Le chemin qui se termine sur un choix, qui amène à un choix...

...était lui-même un choix qui fut pris au départ, et ce, avec ou sans la connaissance consciente d'où ce chemin menait. Mais encore là, n'as-tu pas choisi de faire le voyage dès le départ ??
TOUT EST UN CHOIX
Le karma est issu d'un choix
Le présent est issu d'un choix (qu'il soit considéré comme présent ou futur)
La Création est issue d'un choix
Pourquoi crois-tu alors que tu « doives » choisir ? C'est parce que tu as déjà choisi, pour ainsi dire, d'une façon plus subtile. Tu « dois » choisir parce que tu as déjà décidé le choix, le libre arbitre comme leçon de vie. Tu as déjà choisi la voie de la Création !
Et la voie de la Création débute, paradoxalement, par la destruction ! Destruction de l'ancien – une période chaotique – afin de faire naître le nouveau.
Le choix est changement, la continuité est statique.
Q - OK, alors qu'en est-il de la continuité d'un choix ? D'une conviction, d'une voie ?
R - Afin de suivre une voie, de constantes accommodations, de constants réajustements doivent être faits. Ceci est l'« obligation » de devoir continuer de choisir. Contrairement à ce que la majorité des gens croit, à ce que tu crois, un choix n'est jamais une affaire d'une fois. Un choix doit être soutenu, nourri, alimenté par des réaffirmations conscientes et répétées. Tu ne choisis pas un jour d'être un peintre sans jamais le pratiquer les années qui suivent. Un choix devient un appétit en quelque sorte que tu te dois de nourrir à moins que tu n'aies choisi d'abandonner ce choix, que tu n'aies choisi autrement. Et chaque embûche est une sorte de demande de confirmation du choix initial, une façon de renforcer le choix.
Dans la vie, comme les Enseignements de la Tradition le stipulent, tout va ainsi :

Des vecteurs en tout sens. À chaque vecteur rencontré qui est différent de notre choix, qui n'est pas dans le même sens, pas dans la même direction, le choix doit toujours être confirmé par un apport énergétique, par un acte, par une parole... par un choix. Et ce, afin de conserver sa voie, son élan, son choix initial.
Q - Merci pour ces paroles.