19.10.2008 -- Obama ou Mc Cain ? Ou… Bush ?
En plus de prendre une ampleur médiatique toujours aussi démesurée, la campagne électorale américaine n’est fort possiblement – à mon humble avis – qu’un spectacle stérile quant à son dénouement véritable. En effet, depuis que G. W. Bush a volé les élections en 2000 (après un nombre de « recomptages » dérisoire) , ou peut-être devrais-je dire depuis que la cabale du « sang bleu » a mis leur « fils prodigue » en place, un nombre impressionnant de lois pour le moins douteuses ont été adoptées dont la fameuse Directive 51 qui décrète la « continuité du gouvernement » en cas « d’événement majeur ». « Événement majeur » se traduisant, selon le texte officiel, par « Tout évènement, indépendamment de sa localisation, provoquant un nombre très élevé de victimes, des dommages ou une désorganisation affectant sérieusement la population américaine, les infrastructures, l’environnement, l’économie, ou le fonctionnement du gouvernement ». Quoique cette description puisse sembler, à première vue, d’une réelle importance, elle est en réalité extrêmement vague. Peu importe la localisation, un « nombre très élevé » de victimes (à partir de combien considère-t-on le nombre « très élevé » ?), affectant les infrastructures OU l’économie OU le fonctionnement du gouvernement OU la population américaine… Bref, pandémie ? Cataclysme naturel ? Une autre fausse « attaque terroriste » ? Ou tout simplement un krach économique d’envergure ? À ce sujet, n’avons-nous pas assisté à une sorte de tentative de nous acclimater à ce genre d’éventualité lorsqu’il a été question de suspendre la campagne électorale à cause de la crise financière ? Hum…
Cette ordonnance (la Directive 51), mi-publique, mi-secrète (le paragraphe 24 en dit long à ce sujet, le nombre de clauses secrètes demeure… secret !), pourrait reléguer le pouvoir à des agences telles que la FEMA (connue pour son très contestable rôle dans le cataclysme causé par Katrina) et instaurer, « si W. le veut bien », la loi martiale ainsi que la suspension des élections pour une durée indéterminée (jusqu’à la résolution de l’ « événement majeur », et ce, si d’autres ne s’y ajoutent pas !). Une façon comme une autre de dire que W. serait, eh oui, « réélu » en 2008.
Depuis le début de cette « campagne électorale » (lire mascarade hypocrite) ce sentiment – très personnel – ne me quitte pas : Bush restera en place. C’est le nouveau Führer du N.O.M… côté américain, du moins.
Tout considéré, peu importe qui sera « mis en place », la voie est tracée. Que mon intuition (lire mon gros bon sens) me guide vers les événements réels à venir ou non, l’avenir du peuple américain (ainsi que celui de tous les terriens, ne nous leurrons pas) est dans la ligne de mire des dirigeants de ce monde et rien, semble-t-il, ne les arrêtera.
Mais mon sentiment demeure : toute cette campagne présidentielle ne fait que conserver les apparences jusqu’au dernier moment – Bush restera en place.